Happy Bears

Stéphane Gautier a adopté l’ours, à moins que ce ne soit l’inverse. Qui de l’animal ou de l’artiste a pris l’autre pour totem ? Le plasticien a entamé son voyage dans les terres universelles du souvenir et de la mémoire avec pour guide la plus évidente, narrative et fantasmagorique représentation de l’enfance : un ours. Bien qu’objet d’amour total, l’artiste a cependant voulu pousser « son expérience régressive via plantigrade » jusqu’au bout. Afin de s’assurer la totale empathie de son observateur, Stéphane Gautier n’a pas opté pour un ours ordinaire mais pour un ourson en gélatine qu'il rebaptise Happy bears, élément conducteur universel de nos émotions infantiles… 

 

Stéphane Gautier has adopted the bear, or perhaps it is the reverse. Is it the animal or the artist who has taken the other as a totem? The artist began his journey through the universal lands of recollection and memory with the most obvious, most narrative and most mythical representation of childhood as a guide: a bear.  An object of total love; however, the artist wanted to push “his regressive plantigrade experience” to the limit. To ensure the observer’s complete empathy, he has chosen not an ordinary bear, but a teddy bear made from gelatine, a universal conductor of childhood emotions…