CURRENT & UPCOMING

EXHIBITIONS

26-29 september, 2019

Affordable Art Fair NYC

Metropolitan Pavilion

125 West 18th Street

10011 New York USA 

April 11 - december 1, 2019

PrestaArt Gallery

6, place Dampmartin

30700 Uzès 

 May 11 - December 31, 2019

Galerie Le Container

48, rue de France 06200 Nice

3-8 december, 2019

Context Art Miami

Repres. by Galerie Barrou Planquart

One Herald Plaza

Biscayne Bay & 14th Street

Miami, Florida USA

9-12 january, 2020

Palm Beach Art Fair

Repres. by Galerie Barrou Planquart

825 S Dixie Hwy - Okeechobee Blvd

2West Palm Beach, Florida USA

 

 PERMANENT GALLERIES

 

 Markowicz Fine Art Miami

110 NE 40th Street 

Miami design district 

33137 Florida, USA

+1 786 615 8158

 

Markowicz Fine Art Dallas

1700 Oak Lawn Ave

75207, Texas USA

 

Gilles Clement Gallery

45 East Putnman AveGreenwich

06830 Connecticut, USA

+1 203 489 3556

 

  Galerie Bettina Von Arnim

2, rue Bonaparte

75006 Paris, France 

 +33 (0) 1 46 33 72 98

 

 Galerie Barrou Planquart

Rue de Paris 

95680 Montlignon, France

 +33 (0) 6 82 03 09 56

  

Fantasia Gallery 繽紛設計 

台北市松山區富錦街387號1樓

Taipei, Taiwan

+886 2 8787 5398

 

 

Digit Bears

Émules d’une nouvelle série de tableaux animés, les « Digit Bears » descendent en ligne directe des « Happy Bears » dont les « Mini Collectors » constituent un répertoire fondateur dans l’oeuvre initiale de Stéphane Gautier. Comme une sorte d’inventaire héraldique, ces derniers illustrent et déclinent en nombre presque illimité le principe qui consiste pour l’artiste à générer des espaces graphiques en convoquant des symboles sur fond de souvenirs, de fantasmes, de surprises, d’obsessions, de désirs, de clins d’oeil... Comme toujours, son ours sur mesure y tient la place centrale de l’icône à mi-chemin du totem et de la mascotte cette fois immergée dans un univers artificiel, un brin chimérique d’images mobiles et projetées en couleurs. À voir, les séquences en décalé, mais qui se suivent, parfois en travelling, parfois en éclaté, certaines en contre-plongée, d’autres en fondu enchaîné, constituent la base filmique des « Digit Bears » désormais disponibles au format 50 x 50 cm. 

 

Intuitives, inductives, leurs couleurs au grain forcément virtuel y semblent d’ailleurs obéir un peu plus au doigt qu’à l’oeil ! Sans doute est-ce aussi que ces micro-vidéos d’une minute ou mini-clips marquent la transition numérique entre l’imagerie analogique et digitale de l’art mainstream des new médias et de l’Internet. Par leur agilité cinématique, ces brèves histoires construisent en tout cas une sorte d’hyper-lien entre la posture plus classique du montreur d’images des « Happy Bears » et celle plus innovante du dresseur d’images des « Digit Bears », introduisant par là même les mécanismes perceptifs d’un nouveau style dans l’œuvre de l’artiste. À la fluidité du processus informatique répond ainsi la multiplicité des situations rencontrées à travers ces premiers scenarii, qui manifestent en résumé des qualités universelles, des sentiments propres au commun des mortels mais dont les impressions successives feuillettent, croirait-on, les pages d’un livre d’heures en train de s’écrire, ainsi que des fables soigneusement enluminées sous nos yeux. 

 

S’ils poétisent comme en drôles de rêves leurs modèles traditionnels des « Happy Bears », les « Digit Bears » dessinent parallèlement un nouveau cadre pictural chez Stéphane Gautier, suggérant pour l’artiste que ses couleurs et surtout leur flux continu seraient d’abord dans notre esprit et non plus dans la nature. Au coeur du dispositif comme pierre précieuse, l’ours miniature à nouveau mis en scène au beau milieu de l’écran métabolise, tel un mystérieux talisman, les impulsions électroniques et ces millions de pixels diffusés dans leur plasma d’origine. À la croisée de l’art et de la technologie, voici donc que l’artiste programme dans son travail le prisme multimédia pour faire des formes et de la couleur l’occasion d’exposer sa propre simulation du monde, d’un monde en soi absolument spécifique. Et ceci n’est qu’un début à son voyage entre ombres et rayons de lumière... 

 

 

Emulated from a new series of animated paintings, the “Digit Bears” come directly from the “Happy Bears” whose “Mini Collectors” are a founding repertoire in the original work of Stéphane Gautier. As a kind of heraldic inventory, these latter illustrate and decline in almost unlimited number the principle that consists for the artist to generate graphic spaces by summoning symbols on the background of memories, fantasies, surprises, obsessions, desires, winks... As always, his custom bear holds the central place of the icon midway totem and the mascot this time immersed in an artificial world, a chimerical strand of moving images and projected in colors. To see, the shifted sequences, but which follow each other, sometimes in tracking, sometimes exploded, some in low angle, others in fade, constitute the filmic base of the “Digit Bears” now available in format 50 x 50 cm.

 

Intuitive, inductive, their colors inevitably virtual grain seem to obey a little more to the finger than to the eye! No doubt it is also that these one-minute micro-videos or mini-clips mark the digital transition between analog and digital imagery of the mainstream art of the new media and the Internet. Through their cinematic agility, these brief stories build in any case a kind of hyper-link between the posture of the “Happy Bears” image viewer and the more innovative image editor of the “Digit Bears”, introducing hence the perceptive mechanisms of a new style in the work of the artist. The fluidity of the computer process

thus responds to the multiplicity of situations encountered through these first scenarios, which manifest, in summary, universal qualities, feelings typical of ordinary mortals, but whose successive impressions leaf through, one believes, the pages of a a book of hours being written, as well as fables carefully illuminated before our eyes.

 

If they poise their traditional “Happy Bears” models with funny dreams, the “Digit Bears” draw a new pictorial frame by Stéphane Gautier, suggesting for the artist that his colors and especially their continuous flow would be first. in our minds and not in nature anymore. At the heart of the device as a precious stone, the miniature bear again staged in the middle of the screen metabolizes, like a mysterious talisman, the electronic pulses and these millions of pixels scattered in their original plasma. At the crossroads of art and technology, here is how the artist programs in his work the multimedia prism to make forms and color the opportunity to exhibit his own simulation of the world, a world in absolutely specific self. And this is just the beginning of his journey between shadows and rays of light...

 

 

Renaud Siegman

Nice, February 2019